
Au Tchad, où la température peut atteindre jusqu’à 47°C pendant les périodes de forte canicule, les enfants apparaissent comme les premières victimes d’une chaleur extrême aux conséquences sanitaires souvent sous-estimées. Entre exposition prolongée au soleil, manque d’espaces ombragés et accès limité à des lieux de détente adaptés, leur santé est mise à rude épreuve.
Dans plusieurs villes du pays, notamment à N’Djamena, l’absence d’espaces verts et d’infrastructures de loisirs adaptées aux fortes chaleurs contraint de nombreux enfants à rester dans des environnements fortement exposés à la chaleur. Les habitations, souvent mal ventilées, deviennent elles-mêmes des foyers de températures élevées, augmentant les risques de complications sanitaires.
Pour Dr Mahamat Ahidjo, médecin, cette situation exige une attention particulière de la part des parents et des autorités sanitaires. « Les enfants sont physiologiquement plus sensibles aux températures extrêmes. Leur organisme se déshydrate plus rapidement que celui des adultes, ce qui peut provoquer des coups de chaleur, des malaises, de la fatigue intense ou des complications plus graves », explique-t-il.
Le médecin insiste également sur les risques de déshydratation sévère, souvent aggravés par un manque d’accès à l’eau potable ou par une mauvaise hydratation pendant les heures les plus chaudes. Il recommande aux parents de faire boire régulièrement les enfants, d’éviter les activités physiques entre midi et 16 heures, de privilégier des vêtements légers et de limiter l’exposition directe au soleil.
Au-delà des gestes de prévention, cette situation met aussi en lumière un défi plus large de santé publique. Dans un pays régulièrement confronté aux fortes chaleurs, l’absence d’espaces verts, d’aires de jeux ombragées et de centres de loisirs adaptés soulève des inquiétudes croissantes sur la protection sanitaire des enfants face aux effets du changement climatique.
Azibert Moussa