
Dans un communiqué rendu public à N’Djamena, la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) tire la sonnette d’alarme face à la détérioration continue de la situation des droits humains. L’organisation évoque « une multiplication des violations graves sur l’ensemble du territoire » et appelle à une réaction urgente des autorités.
Selon la LTDH, une vague d’arrestations arbitraires vise plusieurs acteurs politiques et militants. Certains seraient maintenus en détention prolongée « sans inculpation formelle ni accès garanti à un avocat », en violation des principes constitutionnels. L’espace civique, lui, se rétrécit dangereusement, marqué par la dispersion systématique de rassemblements pacifiques et des restrictions jugées abusives.
L’organisation s’inquiète également de la montée des conflits intercommunautaires et d’une recrudescence des violences, souvent impunies. « L’absence criante de l’État de droit alimente une fracture sociale inquiétante », souligne le texte.
Face à cette situation, la LTDH exige la libération immédiate des détenus arbitraires, la levée des restrictions aux libertés fondamentales et l’ouverture d’enquêtes indépendantes. Elle appelle enfin la communauté internationale à exercer « une pression accrue pour le rétablissement de l’État de droit ».
Azibert Moussa