Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle, Dr Sitack Yombatina, et le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat Ahmat Alhabo, ont officiellement donné le coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat, session 2026 au lycée Félix Eboué dans la cité capitale. Cette cérémonie s’est tenue en présence de nombreuses personnalités du secteur éducatif, soulignant l’importance de cet événement dans le paysage scolaire tchadien. Reportage.

Avec 106 231 candidats inscrits, répartis sur 160 centres de composition, cette session s’annonce comme un moment crucial pour les élèves. Parmi eux, 43 813 candidats proviennent de N’Djamena, représentant ainsi 42,03 % du total, et sont accueillis dans 31 centres.

Les épreuves ont débuté ce matin pour les séries scientifiques (C, D, E, G1, G2, G3 en français et en arabe), tandis que les candidats de la série littéraire A4 se prépareront à entrer en salle demain. L’accès aux centres d’examen est strict, avec des « fouilles militaires » et une surveillance accrue, témoignant des enjeux que représente cette étape cruciale pour les futurs bacheliers.

Dans les salles de classe, l’atmosphère est teintée de joie et de tristesse. L’on constate un silence de mort, certains candidats affichent des visages pâles, pressés de découvrir les sujets, tandis que d’autres, plus sereins, se concentrent sur leurs réflexions. Le ministre de l’éducation Dr Mahamat Ahmat Alhabo, en s’adressant aux candidats, a évoqué le débat autour de la pertinence du baccalauréat. Il a souligné que certains pays l’ont supprimé ou réformé, incitant ainsi à réfléchir sur le modèle tchadien. « Faut-il conserver ce bac tel qu’il est ? Faut-il le réformer ? » s’interroge-t-il, lançant un appel à la réflexion sur l’avenir de cet examen emblématique.

De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur Dr Sitack Yombatina a encouragé les candidats à faire preuve de sérénité, de discipline et de travail. Il a insisté sur l’importance de l’humilité, affirmant que « l’humilité précède la gloire et l’orgueil précède la chute ». Ces valeurs, selon lui, ouvriront les portes des universités et de savoir aux candidats.

En parallèle, le ministre a appelé les autorités à assurer un baccalauréat sécurisé et securisable. Il a appelé les enseignants chargés des corrections à faire leur travail dans les normes. Les élèves, quant à eux, sont confrontés à des épreuves de français et de philosophie, certains d’entre eux abordant ce moment décisif avec une détermination palpable.

Cet événement, marque un grand rendez-vous décisif pour les candidats afin d’arracher le premier grade universitaire.

Adoum Noël

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