La coordination des actions citoyennes Wakit Tamma section politique a annoncé ce 12 mai 2026, par la voix de son porte-parole Abdelazim Mahamat Abakar, l’organisation d’une marche pacifique le 16 mai prochain. Cette démarche vise à exiger la libération des huit leaders du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), condamnés à huit ans de prison à la maison d’arrêt de Klessoum.

Dans sa déclaration, Wakit Tamma a exprimé sa préoccupation face à ce qu’elle qualifie de « dérive dictatoriale » du régime de Mahamat Idriss Déby Itno, mettant en lumière la crise politique aiguë que traverse le Tchad. « Nous assistons aujourd’hui à un nouveau franchissement de la ligne rouge », a déclaré Abdelazim Mahamat Abakar, faisant référence à la condamnation des leaders politiques. Pour lui, cette sentence illustre le fait que la justice tchadienne est désormais utilisée comme un «instrument de répression» par un pouvoir qu’elle qualifie d’autoritaire.

Le mouvement a également dénoncé les conditions dans lesquelles vivent les opposants, mentionnant des « assassinats ciblés », des enlèvements et des « arrestations arbitraires ». En réponse à cette situation alarmante, Wakit Tamma appelle à une mobilisation continue jusqu’à la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, en particulier de l’ancien Premier ministre Dr Succès Masra et d’autres détenus d’opinion.

Un autre point de préoccupation soulevé par Wakit Tamma est le silence des défenseurs des droits humains et des chancelleries étrangères face aux violations des libertés fondamentales. Le mouvement accuse ces institutions de complicité en ne réagissant pas aux atteintes graves aux droits humains, affirmant que « ne pas dénoncer, c’est accepter, ne pas agir c’est soutenir » et que leur mutisme constitue une trahison à leur mission.

Wakit Tamma conclut en affirmant que le peuple tchadien ne réclame ni privilège ni faveur, mais exige justice, liberté, dignité et respect des droits fondamentaux. La marche du 16 mai sera ainsi un moment clé pour faire entendre cette voix de résistance et de revendication légitime, a-t-elle indiqué.

Adoum Noël

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