
La Médiature de la République, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, a célébré ce 26 juin 2026, la conclusion de la Semaine de la paix 2026 avec un panel de haut niveau sur le thème crucial : « Enjeux et défis de la mise en place, de l’opérationnalisation et de l’institutionnalisation d’une infrastructure de paix » au Ministère des affaires étrangères. Reportage.
Cette rencontre, qui a rassemblé des représentants des grandes institutions, des membres du gouvernement, des missions diplomatiques et des acteurs de la société civile, a fait office de point d’orgue à cette semaine dédiée à la réflexion sur la paix.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya, a ouvert le bal avec une présentation sur le rôle vital de l’infrastructure de paix. Il a souligné que celle-ci dépasse les simples institutions formelles, englobant un écosystème dynamique de mécanismes et d’acteurs, allant des autorités traditionnelles aux communautés locales. Son objectif est de construire un modèle tchadien d’infrastructure de paix, adapté aux réalités du pays.
Le Secrétaire Général de la Médiature Ahidjo Abraham, a ensuite comparé cette infrastructure à un « système immunitaire d’une nation », capable de transformer les tensions en dialogue. Il a insisté sur le fait que pour être efficace, une infrastructure de paix doit être soutenue par des moyens humains, techniques et financiers adéquats. « Sans ces ressources, les mécanismes de prévention des conflits risquent de rester théoriques », a-t-il averti. Il ajoute, « Investir dans la prévention des conflits coûte infiniment moins cher que réparer les conséquences de crise »
La Députée Monique Ngaralbaye, représentante de la société civile, a clôturé les présentations en soulignant l’importance d’une participation inclusive. Elle a formulé plusieurs recommandations, telles que l’institutionnalisation de la participation de la société civile dans les mécanismes de gestion des conflits et le renforcement des systèmes communautaires d’alerte précoce.
Les débats qui ont suivi ont permis aux participants d’échanger des expériences et de proposer des approches concrètes pour améliorer la gestion pacifique des conflits. À l’issue de ce panel, les participants ont salué l’initiative et réaffirmé leur engagement à soutenir la mise en place d’une infrastructure nationale de paix, inclusive et durable.
La Médiature de la République a ainsi démontré son rôle central dans la promotion d’un vivre-ensemble harmonieux, en appelant à une anticipation proactive des crises pour renforcer la cohésion sociale au Tchad.

Adoum Noël