
Dans une déclaration faite à la presse, le Collectif des Enseignants Vacataires de l’Université de Pala a dénoncé un calvaire persistant qui affecte ses membres depuis de nombreuses années. Lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 21 avril, les enseignants ont évalué leur grève entamée le 4 février 2026, concluant qu’ils maintiendraient leur mot d’ordre jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.
« Nous sommes à bout de souffle. S’en est trop ! » s’exclame les enseignants vacataires, qui exigent le versement intégral de leurs honoraires impayés depuis trois ans, ainsi qu’une amélioration significative de leurs conditions de travail. Les enseignants vacataires critiquent le silence du Président de l’Université et l’absence de dialogue constructif, affirmant que leurs revendications sont systématiquement ignorées.
Les autorités universitaires sont accusées de mépris et d’exploitation, alors que les examens partiels ont été programmés malgré la grève. Le Collectif dénonce également la désignation de nouveaux vacataires pour remplacer ceux en grève, ce qui, selon eux, viole les principes de la pédagogie et de la déontologie.
Le collectif alerte également l’opinion publique sur les menaces proférées à l’encontre de ses représentants, déclarés « personae non gratae » par le Président de l’Université en raison de leurs efforts pour faire entendre leur voix. Les enseignants vacataires estiment que leur situation est devenue le cadet des soucis des autorités universitaires, qui les perçoivent comme manipulés par des politiciens.
« Nous ne réclamons pas des faveurs, nous exigeons ce qui nous revient de droit », a insisté le Collectif. Cette déclaration souligne une impatience croissante face à l’inaction des responsables universitaires. Ils appellent à une mobilisation nationale pour soutenir leurs revendications, affirmant que les diplômes de doctorat et de master ne devraient pas rimer avec précarité.
Le Collectif appelle solennellement tous les Docteurs et Assistants vacataires à observer un arrêt immédiat et concerté des activités de vacation (enseignement, correction des copies,
surveillance des examens, etc.) à l’UDP, jusqu’au paiement total des arriérés de vacation. Il a également formulé plusieurs demandes, notamment un plan d’intégration des vacataires dans le système d’enseignement supérieur et la régularisation de leurs arriérés de rémunération, tout en appelant à la solidarité des étudiants et de tous les intellectuels pour faire entendre leur voix.
« Tenons bon, restons unis. Notre grève n’a rien d’illicite », conclut le Collectif, affirmant leur détermination à poursuivre leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits et de leur dignité.
Adoum Noël