Le président guinéen a dénoncé les dirigeants qui modifient les règles constitutionnelles pour prolonger leur maintien au pouvoir, lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations unies.
À la tribune de l’ONU, le 23 septembre 2026, Mamadi Doumbouya a livré une charge contre les changements constitutionnels destinés, selon lui, à contourner les limites de mandat. Le président guinéen a établi un parallèle entre ces pratiques et les coups d’État militaires.
« Le vrai putschiste, c’est celui qui change les règles du jeu pendant la partie », a-t-il déclaré, avant de qualifier leurs auteurs de « putschistes en costume ». Il a estimé que ces responsables seraient plus nombreux que les militaires arrivés au pouvoir par la force, tout en bénéficiant d’une condamnation internationale moins forte.
Dans son discours, Doumbouya a dénoncé le « tripatouillage des constitutions », qu’il associe aux crises politiques et à la perte de confiance des populations.
Ces propos interviennent alors que le chef de la junte guinéenne défend la refondation institutionnelle engagée depuis son arrivée au pouvoir en 2021.
AMA Mahamat