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Des milliers de lycéens, d’étudiants et de personnels de l’éducation se sont rassemblés jeudi 8 octobre place de la Bastille à Paris pour réclamer davantage de moyens pour l’école. Malgré les premières annonces de l’exécutif, la mobilisation se poursuit.

La place de la Bastille a été au cœur de la mobilisation lycéenne ce jeudi à Paris. Plusieurs milliers de manifestants s’y sont retrouvés après un rassemblement parti de la place de la République, dans le cadre d’une nouvelle journée nationale de protestation contre les conditions d’enseignement.

Les manifestants dénoncent notamment le manque d’enseignants, les classes surchargées, la dégradation des bâtiments scolaires et les difficultés d’accès à l’université. Les organisations mobilisées réclament également la création de 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur et la suppression de la sélection liée à Parcoursup. Certaines organisations demandent jusqu’à 10 milliards d’euros pour financer les mesures d’urgence.

Selon le ministère de l’Intérieur, 71 500 personnes ont manifesté en France, dont 24 500 à Paris. La journée a également été marquée par 504 interpellations et 48 policiers et gendarmes blessés. À Bastille, des incidents ont éclaté en fin de rassemblement, avec des jets de projectiles et de mortiers, auxquels les forces de l’ordre ont répondu notamment par un canon à eau et des gaz lacrymogènes.

Face à la contestation, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants entre vendredi et mardi dans les établissements confrontés aux difficultés les plus importantes.

Mais ces annonces n’ont pas suffi à calmer la mobilisation. Une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations est déjà annoncée pour mardi 13 octobre.

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