
Le Tchad est classé au 34e rang sur le continent africain en matière d’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) générative, ce qui le place avant-dernier parmi les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) selon un rapport publié par Microsoft. Intitulé « Global AI Diffusion – Q1 2026 Trends and Insights »,. Ce constat met en lumière les défis considérables auxquels le pays de Toumaï est confronté en matière d’accès à la technologie.
À l’échelle continentale, le rapport souligne une tendance inquiétante notamment les disparités entre les pays développés et ceux en développement continuent de se creuser. Les pays du Nord affichent un taux d’utilisation moyen de l’IA générative de 27,5%, en hausse de 2,8 points par rapport à la fin de l’année dernière.
L’adoption des solutions d’IA, telles que ChatGPT, Gemini, Copilot et autres outils de génération de contenu, reste minimaliste au Tchad, illustrant une fracture numérique marquée. Les raisons de cette situation sont multiples parmi lesquelles, un accès limité à l’internet, une infrastructure technologique insuffisante et un manque de formation numérique au sein de la population.
Le Tchad, comme de nombreux autres pays africains, fait face à des enjeux systémiques qui freinent son développement technologique. L’absence d’une connectivité Internet fiable et d’une électricité stable complique encore davantage l’accès à ces nouvelles technologies. En conséquence, des millions de tchadiens sont laissés pour compte dans un monde de plus en plus digitalisé.
Pour que le Tchad puisse rattraper son retard et grimper dans le classement, des efforts concertés sont nécessaires. Cela implique des investissements dans les infrastructures numériques, des initiatives éducatives pour développer les compétences technologiques et des politiques favorisant l’inclusion numérique. Sans une action proactive, le Tchad risque de rester à la traîne, manquant les opportunités économiques et sociales que l’IA générative peut offrir. L’avenir numérique du pays dépendra de sa capacité à surmonter ces obstacles et à s’engager sur la voie du progrès technologique.
Dans le classement Africain, l’Afrique du Sud se positionne en tête avec un taux d’utilisation de 23,1% parmi sa population âgée de 15 à 64 ans, marquant une progression par rapport aux 19,3% de l’année précédente. La Namibie suit avec 15,1%, tandis que la Libye et le Gabon partagent la troisième place avec un taux de 15%. D’autres pays comme l’Égypte et le Botswana affichent respectivement 14,8%, et le Sénégal 13,9% tandis que le Tchad occupe le 34 rang.
Adoum Noël