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Dans une tribune consacrée à la préservation du patrimoine historique du Ouaddaï, Salhadin Youssouf interpelle les ressortissants de cette province ainsi que les autorités tchadiennes sur l’urgence de concrétiser le projet de musée, après le don d’un terrain par l’ancien conseiller national de transition Abdul-Aziz Youssouf Moustapha.

Dans une tribune, Salhadin Youssouf, natif de la province du Ouaddaï, exprime son indignation face à ce qu’il considère comme un abandon progressif de l’héritage historique de l’ancien royaume. Il appelle les ressortissants de cette région et le gouvernement à se mobiliser pour préserver cette mémoire collective.

Rappelant les quatre siècles de continuité politique du royaume et le rôle qu’il a joué dans les échanges transsahariens, le savoir islamique et les rencontres culturelles, l’auteur déplore l’absence d’un musée destiné à conserver et à transmettre ce patrimoine aux générations futures.

« Aujourd’hui, nous assistons, les bras croisés, à l’effacement de l’histoire de notre grand Empire du Ouaddaï », écrit-il, dénonçant l’insuffisance des initiatives visant à protéger cet héritage.

Au cœur de son plaidoyer figure le geste d’Abdul-Aziz Youssouf Moustapha, ancien conseiller national de transition, qui aurait fait don de son propre terrain en avril 2026 pour permettre la construction d’un musée. Salhadin Youssouf salue une initiative patriotique, tout en regrettant l’absence de mobilisation depuis cette annonce.

« Un seul homme, ne peut pas porter tout le poids de notre histoire sur ses épaules ! », souligne-t-il, interpellant les commerçants, les intellectuels, les responsables politiques et religieux ainsi que la diaspora du Ouaddaï.

L’auteur adresse également un appel aux autorités tchadiennes, les invitant à accompagner le projet, à en faciliter la réalisation et à faire de ce musée une réalité.

« Ne laissons pas notre histoire mourir dans l’oubli », insiste-t-il, estimant que la préservation du passé constitue un enjeu majeur pour l’identité collective et l’avenir des jeunes générations.

Pour Salhadin Youssouf, le projet dépasse la simple construction d’un bâtiment. « Le Royaume du Ouaddai, ne demande pas la charité. Il demande justice », affirme-t-il, plaidant pour une reconnaissance durable de cet héritage historique.

AMA Mahamat

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