Le gouvernement nigérien a exprimé son mécontentement face à ses partenaires pétroliers, notamment la China National Petroleum Corporation (CNPC), WAPCO et SORAZ. Ces entreprises ont 45 jours pour remédier aux manquements constatés concernant le rapatriement de plus de 3 000 milliards de FCFA de recettes d’exportation pétrolière, dues depuis avril 2024.

Le Ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a souligné que cette situation a non seulement privé le Trésor public de 17,4 milliards de FCFA, mais a également eu un impact majeur sur les banques nigériennes, qui souffrent d’un manque de ressources financières.

Le Niger n’exige pas uniquement des compensations financières. Le gouvernement demande également des progrès dans l’emploi de la main-d’œuvre locale et une plus grande transparence dans le secteur pétrolier. Ces exigences font partie d’une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique et de garantir que les ressources naturelles bénéficient directement à la population nigérienne.

À l’issue de ce délai de 45 jours, l’État a averti qu’il « tirera toutes les conséquences » du respect ou du non-respect de ses exigences. Cette posture montre la détermination du Niger à faire respecter ses droits et à assurer une gestion responsable de ses ressources pétrolières, dans un contexte où les relations entre pays producteurs et investisseurs internationaux sont souvent tendues.

Les prochaines semaines seront rudes pour le gouvernement nigérien dans sa quête d’une meilleure régulation et d’un partenariat plus équitable avec les entreprises pétrolières.

Adoum Noël

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