Au Burkina Faso, élèves et enseignants découvrent une nouvelle approche de l’enseignement de l’histoire, de la géographie et de l’instruction civique. Avec la rentrée scolaire début octobre, les autorités militaires au pouvoir à Ouagadougou a lancé une révision des programmes visant à « décoloniser » les manuels scolaires.

Depuis cette rentrée, les collégiens et lycéens doivent s’adapter à un vocabulaire renouvelé en histoire et en géographie. Le ministre de l’Éducation a affirmé que l’objectif est de « décoloniser » les contenus pédagogiques. Pour soutenir les enseignants dans cette transition, un manuel de 190 pages a été distribué, expliquant les nouvelles méthodes d’enseignement.

En histoire, des thèmes inédits tels que la création de la confédération des États du Sahel et la « Prédation des ressources naturelles du Faso par l’Occident » ont été intégrés aux programmes. Par ailleurs, certaines terminologies ont été modifiées : « colonisateur » cède la place à « envahisseur », tandis que « explorateur » est remplacé par « espion ».

En géographie, les termes « problèmes » et « faiblesses » doivent désormais être substitués par « opportunités » et « défis ». De plus, le mot « ethnie » sera remplacé par « groupe socio-culturel », et les expressions « pays pauvre » ou « pays endetté » sont à proscrire selon les recommandations du ministère de l’Éducation nationale burkinabé.

Adoum Noël

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