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L’écrivain tchadien Isaac Tédambé, auteur du célèbre ouvrage République à vendre, est décédé le 29 octobre 2026, à l’âge de 72 ans. Sa disparition laisse un vide dans le paysage littéraire tchadien, où son œuvre demeure une voix critique sur la gouvernance et les dérives du pouvoir.

Le Tchad perd l’une de ses grandes figures littéraires. Isaac Tédambé s’en est allé, laissant derrière lui une œuvre qui a marqué les esprits et dont la portée continue d’alimenter les réflexions sur la société tchadienne.

Son nom reste particulièrement associé à République à vendre, un ouvrage au titre évocateur qui interroge les pratiques politiques, la gestion de la chose publique et les fragilités des institutions. À travers ses écrits, l’auteur a porté un regard critique sur les réalités de son époque, abordant des questions qui demeurent au cœur des préoccupations citoyennes.

Économiste de formation et expert-comptable, Isaac Tédambé était également consultant et homme de lettres. Son parcours témoigne d’une volonté de mettre sa plume au service de la réflexion sur la société, ses contradictions et ses espoirs.

Au-delà de République à vendre, il laisse plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels Le Trou du Margouillat, La Femme aux pieds en sabot et L’Enfer des autres, c’est notre enfer.

La disparition d’Isaac Tédambé marque ainsi la fin d’un parcours, mais pas celle de son héritage intellectuel. Car les livres demeurent, les idées traversent les générations et certaines œuvres continuent de questionner la conscience collective bien après le départ de leur auteur.

Le baobab s’est couché, mais son ombre continuera de s’étendre sur la littérature tchadienne.

AMA Mahamat

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