Le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a entamé une tournée dans plusieurs provinces, avec Torboul comme première étape ce samedi 07 novembre 2026. Située à 120 km de Fada et 170 km d’Am-Djarass, cette localité a été le théâtre d’une réunion cruciale pour la sécurité de la province.

Le Président a convoqué une rencontre avec les commandants des zones de défense n°1 et 8, représentant respectivement l’Ennedi Ouest et l’Ennedi Est. Étaient présents quatre membres du gouvernement, des proches collaborateurs et des chefs militaires, soulignant la gravité de la situation. Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province de l’Ennedi Ouest, Goukouni Allatchi Tchoubougou, a exposé les enjeux du conflit latent autour des pâturages et de l’accès à l’eau, situation qui menace de dégénérer en affrontements violents. Ce contexte de tension a nécessité une réponse rapide et ferme de la part du Président.

Le Général Hamoda Mahamat Béchir, commandant de la zone de Défense n°8, a reconnu des manquements dans la mise en œuvre des directives visant à désarmer les parties en conflit, ainsi qu’une certaine inertie parmi les autorités administratives locales. Ce manque de réactivité a conduit le Président à prendre des mesures drastiques, qui n’a pas hésité à suspendre le Général Hamoda Mahamat Béchir de ses fonctions, et son adjoint assurera l’intérim. De plus, le préfet de Torboul, celui de Mourtcha, ainsi que le sous-préfet d’Am-Djirémé, ont tous été relevés de leurs fonctions.

Le Général Tahir Erda Tahiro, Directeur Général des Services de Sécurité des Institutions de l’État (DGSSIE), a été chargé d’un désarmement immédiat des civils dans la zone. Le Président a réaffirmé l’importance de l’autorité de l’État, déclarant : « Ici, on sert l’État, on obéit aux ordres de sa hiérarchie et non à sa communauté. L’État est impersonnel. »

Rappelons que cette tournée présidentielle, marquée par des décisions fermes, met en lumière les défis de gouvernance auxquels le Tchad est confronté, notamment la gestion des conflits locaux et la nécessité d’un ordre public renforcé.

Adoum Noël

Partagez sur