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Du 8 au 10 octobre 2026, la capitale sénégalaise a accueilli la deuxième édition du Salon international des médias d’Afrique (SIMA). L’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) y a pris part, conduite par son président, Abbas Mahamoud Tahir, accompagné de son vice-président, Leubnoudji Tah Nathan. Une présence qui traduit moins une simple participation institutionnelle qu’une ambition : inscrire les préoccupations des professionnels tchadiens dans les débats continentaux sur l’avenir de la presse.

Un rendez-vous panafricain sous haute exigence

Initié par la Maison de la Presse Babacar Touré, avec le soutien de la GIZ et de plusieurs partenaires, le SIMA a réuni décideurs, éditeurs et journalistes autour d’une problématique centrale : comment construire un écosystème médiatique africain à la fois souverain et performant ? L’Allemagne et l’Algérie, invitées d’honneur respectivement pour l’Europe et l’Afrique, ont apporté une dimension internationale aux échanges.

Trois axes ont structuré les travaux : l’indépendance éditoriale, souvent fragilisée par des pressions politiques et économiques ; le financement des médias, question existentielle dans un contexte de concurrence numérique et de raréfaction des ressources publicitaires ; enfin, les transformations technologiques, qui redessinent les métiers et les modèles économiques du secteur.

La voix tchadienne dans le concert africain

Pour l’UJT, ce déplacement à Dakar s’inscrit dans une dynamique de long terme : faire entendre les réalités spécifiques du Tchad, mais aussi s’enrichir des expériences voisines. La délégation tchadienne a ainsi pu confronter les défis nationaux, précarité des conditions de travail, besoin de formation, vulnérabilité face aux contraintes économiques, aux solutions explorées ailleurs sur le continent.

Au-delà des échanges formels, cette participation vise à tisser des alliances durables entre organisations professionnelles africaines. Car la souveraineté médiatique, slogan du SIMA, ne se décrète pas : elle se construit par la coopération, le partage de bonnes pratiques et la solidarité entre journalistes.

Un engagement qui dépasse le symbole

En se rendant à Dakar, l’UJT réaffirme une position claire : une presse libre, professionnelle et économiquement viable n’est pas un luxe, mais une condition du débat démocratique. Le salon aura permis de rappeler que les défis tchadiens rejoignent ceux de toute l’Afrique, et que les réponses gagnent à être pensées ensemble.

AMA Mahamat

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