Une rencontre cruciale s’est tenue entre le Bureau exécutif de l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) et la Commission Communication, Télécommunications et Économie numérique de l’Assemblée nationale hier 5 octobre 2026. Cette réunion, présidée par Dr Abdoulaye Ngarndiguina, a mis en lumière les réformes nécessaires concernant les lois sur la presse, l’accès à l’information publique, ainsi que la sécurité des journalistes.

Au cœur des discussions, le président de l’UJT, Abbas Mahamoud Tahir, a souligné l’importance des recommandations formulées lors d’un atelier de relecture des lois sur la presse en 2022, soutenu par le CODNI. Malgré les appels répétés, les réformes attendues n’ont pas été mises en œuvre. Il a plaidé pour la reprise de l’examen de la proposition de loi visant à garantir la sécurité des journalistes, déposée en 2022.

L’UJT a exposé plusieurs préoccupations majeures parmi lesquelles, l’accès à l’information publique qui est souvent entravé, les conditions d’exercice demeurent précaires, et la subvention à la presse est jugée insuffisante. De surcroît, les médias nationaux voient une partie des annonces d’État redirigée vers des organes internationaux, nuisant ainsi à leur viabilité économique.

En réponse, Dr Abdoulaye Ngarndiguina a reconnu l’importance d’améliorer le professionnalisme dans le secteur, notamment par l’instauration d’une carte de journaliste professionnel. Les discussions ont également porté sur la nécessité de relancer l’Observatoire de déontologie et d’éthique des médias du Tchad (ODEMET), une instance d’autorégulation qui nécessite une revitalisation.

Les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue continu et d’œuvrer à l’harmonisation des textes encadrant la presse. Elles ont exprimé leur engagement à avancer dans la révision des lois sur la presse et à faire progresser la proposition de loi sur la sécurité des journalistes.

Adoum Noël

Partagez sur