
Chaque 1er novembre, la communauté catholique du Tchad célèbre la fête de la Toussaint, également connue sous le nom de « fête des saints ». Cette célébration, qui rend hommage à tous les saints du panthéon catholique, se déroule également dans l’Église orthodoxe le premier dimanche après la Pentecôte. L’équipe de Flashtchad.com a interviewé le curé de la paroisse Saint-Joseph de Mardjandaffack, Nandimangar Réné, dans le 2e arrondissement de N’Djamena.
La Toussaint est une fête catholique qui remonte au IVe siècle, lorsque l’Église grecque a décidé de rendre hommage aux martyrs chrétiens. À l’origine, les premiers saints, après les apôtres, étaient des martyrs ayant donné leur vie pour leur foi.
L’histoire de la Toussaint est ancrée dans la Bible, notamment dans l’Apocalypse (chapitre 7) et dans l’Évangile selon Matthieu (chapitre 5), qui évoquent la vie après la mort. Le curé Nandimangar Réné a évoqué des saints connus, tels que la Vierge Marie, les apôtres et les prophètes, ainsi que des saints moins connus qui ont suivi le Christ malgré les épreuves. Il a souligné l’importance de célébrer ces figures spirituelles en disant, « Voilà pourquoi nous honorons ces saints aujourd’hui. » Parmi eux, il a également mentionné Saint Jean-Paul II, reconnu pour sa capacité à réconcilier les peuples, et la Sainte Mère Teresa de Calcutta, qui a pris soin des malades abandonnés, affirmant que « l’homme doit mourir dans la dignité ».
Le 1er novembre est donc consacré à la célébration des saints dans les églises, tandis que la visite des cimetières n’est pas conseillée pour les chrétiens ce jour-là. En revanche, le 2 novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts, durant laquelle les catholiques prient pour ceux qui, confiés à la miséricorde de Dieu, attendent dans le purgatoire. Seul Dieu connaît la foi de ces âmes, a précisé le curé.
Après la messe matinale, de nombreux chrétiens catholiques se rendront aux cimetières de Farcha et de Toukra le 2 novembre pour honorer la mémoire des défunts.
Adoum Noël