Ce samedi 31 octobre 2026, une délégation gouvernementale a débarqué dans le département de Ngoura, situé dans la province du Hadjer-Lamis. Ce déplacement urgent vise à évaluer l’évolution de la situation sécuritaire, suite aux récents troubles qui ont éclaté à la frontière entre les deux provinces voisines notamment Hadjer-Lamis et Bahr El Ghazal, troubles générés par des tensions intercommunautaires.

La délégation est dirigée par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le Général Ali Ahmat Aghbache, en compagnie du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Décentralisation, Dr Ahmat Oumar Ahmat, ainsi que de hauts responsables des renseignements. Cette mission s’inscrit dans un effort concerté pour contenir la crise, rétablir l’autorité de l’État et assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Dès son arrivée, la délégation a organisé une réunion élargie avec les délégués généraux du gouvernement auprès des provinces concernées et des représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS). Les participants ont passé en revue des rapports de terrain, révélant un bilan tragique de 7 morts dans la première communauté, 18 dans la seconde, et 22 blessés. De plus, 39 individus suspectés d’être impliqués dans ces violences ont été interpellés. Cette rencontre a permis d’élaborer une évaluation globale de la situation afin de mettre en œuvre des mesures concrètes pour désamorcer le conflit.

Le Ministre de la sécurité Ali Ahmat Aghabache a souligné la tolérance zéro de l’État face à toute atteinte à la paix sociale, réaffirmant que le port illégal d’armes est strictement prohibé. Il a promis que les forces de l’ordre agiront avec fermeté pour protéger les vies et les biens, avertissant que ceux incitant à la haine ou à la violence seront traduits en justice.

Le ministre délégué Dr Ahmat Oumar Ahmat a, quant à lui, rappelé l’engagement de l’État envers la neutralité et l’impartialité. Il a insisté sur la nécessité de comprendre les causes profondes des événements pour trouver des solutions durables. « Le respect de l’autorité de la loi est une ligne rouge non négociable », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les autorités locales et les forces de sécurité pour rétablir la paix.

À l’issue de la réunion, la délégation a réaffirmé que la préservation de la paix sociale est une priorité absolue. Un appel a été lancé pour un respect strict de la loi, un rejet de la désinformation, et un engagement collectif en faveur du dialogue. Seules ces actions permettront de garantir la dignité des citoyens et la stabilité de la région, marquant ainsi un pas vers un retour à la sérénité.

Aché Djasbé

Partagez sur