
Il y a 39 ans, le 15 octobre 1987, dans l’après-midi à Ouagadougou était le témoin d’un drame qui allait marquer l’histoire de l’Afrique. Le Capitaine Thomas Sankara, héros de la révolution burkinabè, est assassiné avec douze de ses compagnons, fauché par une balle venue de son propre meilleur ami, Blaise Compaoré.
Cet acte ne symbolise pas seulement la perte d’un leader panafricain, mais aussi l’étouffement d’un rêve d’Afrique souveraine et digne. Capitaine Sankara, à 37 ans, avait su incarner l’espoir d’un continent en quête de liberté. Son héritage, fondé sur des valeurs d’intégrité et d’autosuffisance, se voit trahi par un coup d’État qui ramène le pays vers une dépendance amère.
Capitaine Blaise Compaoré, après avoir pris le pouvoir, évoque une « rectification », un terme qui cache la dilution des idéaux de Sankara. Tandis que la France et d’autres nations applaudissent ce changement, la mémoire de Sankara est salie par des accusations d’enrichissement personnel, des mensonges qui visent à ternir l’image d’un homme qui n’a jamais vécu que pour son peuple.
Aujourd’hui, 39 ans après, Sankara continue de vivre dans le cœur des jeunes Africains. Son nom résonne dans les luttes pour la dignité et la justice, prouvant que, même si son corps a été abattu, son message demeure intemporel. La tragédie de sa mort a éveillé une génération, prête à poursuivre son combat pour une Afrique libre et digne notamment avec le président du Faso actuel le capitaine Ibrahim Traoré. Ce dernier suit les pas de son idole Thomas Sankara.
Adoum Noël