
La dengue, maladie virale transmise par les moustiques Aedes, représente un défi majeur pour la santé publique à N’Djamena. L’analyste des urgences, Mouangar Nadjilem, appelle à une mobilisation collective pour lutter contre cette épidémie qui fait des ravages dans la capitale tchadienne dont 6275 cas suspect, 353 contaminations et 18 morts selon le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim.
L’analyste des urgences Mouangar Nadjilem souligne que la lutte contre la dengue ne doit pas être uniquement l’affaire du ministère de la Santé publique et de la Prévention. D’autres ministères, tels que celui de l’Aménagement du territoire, de l’Élevage et de l’Agriculture, ainsi que les collectivités territoriales, ont également un rôle crucial à jouer.
Selon lui, le ministère de l’aménagement du territoire doit s’assurer de l’assainissement du cadre de vie urbain, en s’attaquant aux dépôts d’ordures et en prévenant la formation d’eaux stagnantes, qui favorisent la prolifération des moustiques.
La responsabilité du ministère de l’élevage consiste à prévenir les risques sanitaires liés à l’environnement animal, en sensibilisant les éleveurs et en promouvant des pratiques d’hygiène.
Le Ministère de l’agriculture doit éduquer la population sur la gestion des eaux d’irrigation et empêcher la stagnation d’eau dans les zones agricoles. Les mairies et communes doivent organiser des opérations d’assainissement, curer les caniveaux et éliminer les eaux stagnantes dans les espaces publics.
M. Mouangar Nadjilem souligne que le ministère de la Santé publique est en première ligne pour surveiller l’épidémie, informer la population sur les modes de transmission et les symptômes, et renforcer les capacités des structures sanitaires. L’analyste insiste sur l’importance de la prévention, surtout en l’absence de vaccin disponible au Tchad et de traitement antiviral spécifique.
La prévention est clé. M.Mouangar Nadjilem appelle à des campagnes de sensibilisation pour informer les citoyens sur les dangers de l’automédication et les symptômes à surveiller. Les citoyens doivent agir en évitant la stagnation d’eau et en maintenant leur environnement propre.
Selon l’analyste des urgences, la lutte contre la dengue à N’Djamena est une responsabilité commune qui nécessite la coopération de tous les secteurs et de chaque citoyen. Pour lui, « prévenir vaut mieux que guérir ». Une action concertée est essentielle pour réduire les facteurs environnementaux favorisant la prolifération des moustiques et protéger la santé publique. Les autorités doivent continuer à renforcer leurs efforts en matière de communication et de coordination pour faire face à cette urgence sanitaire.
Adoum Noël