
Le climat syndical au Tchad connaît des tensions croissantes, notamment après la suspension de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) section provinciale de N’Djamena par le bureau national. Ce dernier dit ne pas reconnaître le bureau national. En réponse à cette décision controversée, le SET du Logone Occidental (SET-LOC) a exprimé son soutien indéfectible envers le syndicat provincial de la capitale.
Dans un communiqué publié ce 24 septembre, le SET-LOC appelle tous les enseignants, tant du Logone Occidental que du Tchad dans son ensemble, à une forte mobilisation, responsable et déterminée. L’objectif est de défendre leurs droits, leur dignité et améliorer leurs conditions de travail.
Le syndicat souligne que son rôle est avant tout collectif. « Notre énergie doit être consacrée à la défense des enseignants et au respect de nos revendications », a déclaré un représentant du SET-LOC. Ce message met en avant l’importance d’unité et de solidarité face aux défis rencontrés par les enseignants.
Le SET-LOC s’adresse également au gouvernement, lui demandant de respecter ses engagements, notamment la mise en œuvre effective du décret n°2850. Les enseignants sont conscients de leur responsabilité dans l’éducation des jeunes, qui représentent l’avenir du pays. Le syndicat insiste sur le fait que la défense des droits des enseignants est intrinsèquement liée à la qualité de l’éducation et, par conséquent, à la construction d’un avenir meilleur pour le Tchad.
Le SET-LOC appelle à privilégier le dialogue et à travailler sur des solutions durables, dans l’intérêt tant des enseignants que des élèves. Le syndicat réaffirme son soutien au bureau provincial de N’Djamena, soulignant que les divergences syndicales devraient être résolues par la concertation, et non par la menace ou l’intimidation. « Ne permettons pas que les divisions internes affaiblissent notre combat », conclut le communiqué, appelant à une réflexion collective pour renforcer la lutte en faveur des droits des enseignants et de l’éducation au Tchad.
Azibert Moussa