La mobilisation lycéenne se poursuit ce jeudi 1er octobre dans plusieurs villes françaises. Les élèves réclament notamment le remplacement des enseignants absents, davantage de moyens et de meilleures conditions d’apprentissage. Le mouvement, parti de Créteil, s’est étendu à plusieurs régions et touche désormais aussi des campus universitaires.
À Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Rennes, Reims, Poitiers, Nanterre, Lille, Nice, Tours ou encore dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis, des lycées sont bloqués ou perturbés. À Strasbourg, des centaines de lycéens ont notamment bloqué la circulation devant le lycée Couffignal. Dans le Rhône, la préfecture recensait jeudi matin 27 établissements concernés par des mobilisations.
Les revendications portent principalement sur le manque de professeurs et de personnels, la rénovation des établissements, les classes surchargées, les emplois du temps jugés trop lourds et le stress lié à Parcoursup. Certaines revendications concernent également les conditions de restauration et les équipements scolaires.
La mobilisation a toutefois été marquée par des violences dans plusieurs villes. Des feux de poubelles, tirs de mortiers, barricades et affrontements avec les forces de l’ordre ont été signalés. Selon le ministère de l’Intérieur, 625 personnes ont été interpellées mercredi 30 septembre. Au total, 119 élèves et personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début des troubles.
À Lyon, quatorze interpellations ont notamment été recensées mercredi. À Tours, un lycéen blessé à la tête a été hospitalisé et une enquête de l’IGPN a été ouverte.
Le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une plateforme de concertation avec les lycéens afin de recueillir leurs revendications et d’y apporter des réponses.
AMA Mahamat