
Le Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption, en collaboration avec l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), organise du 28 au 30 octobre 2026, un atelier de formation dédié au recouvrement des avoirs issus de la corruption à l’hôtel Radisson Blu dans la capitale tchadienne.
Dans son discours, le Contrôleur général de l’AILC Nédéou Teubdoyo Gérard, a souligné l’importance de renforcer les capacités des acteurs engagés dans la lutte anticorruption. Il a précisé que cette lutte ne doit pas se limiter à la détection et à la poursuite des infractions, mais doit également inclure l’identification, la saisie, la confiscation et la restitution des biens acquis de manière illégale. Le contrôleur général a également mis l’accent sur la nécessité d’une coopération entre les services d’enquête, les autorités judiciaires, les administrations fiscales et douanières, ainsi que les partenaires régionaux et internationaux. Pour lui, le recouvrement des avoirs représente un enjeu crucial pour la justice, la souveraineté économique et la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Le CAPAR repose notamment sur quatre piliers structurants la détection et l’identification des avoirs, leur recouvrement et leur restitution, la gestion des avoirs recouvrés, ainsi que la coopération et les partenariats.
Ces quatre dimensions rappellent qu’« aucune institution et aucun État ne peut relever seul le défi du recouvrement des avoirs ».
Le Président du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption, Kwami Edem Senanu, a officiellement ouvert l’atelier et a rappelé que les pertes financières dues aux flux illicites en Afrique sont estimées à environ 125 milliards de dollars par an. Il a également salué la décision du Tchad de se soumettre à une évaluation de l’Union africaine en février dernier, une initiative visant à promouvoir des réformes et à renforcer les capacités nationales en matière de gestion et de recouvrement des avoirs.
Au cours de ces trois jours, les participants auront l’occasion d’échanger leurs expériences et de chercher des solutions aux défis liés à la localisation, au gel, à la saisie, à la confiscation et au rapatriement des avoirs illicites.

Adoum Noël