Screenshot
Au Tchad, la surcharge des poids lourds et la dégradation des infrastructures routières ont été au centre des échanges au Sénat, ce mercredi 14 octobre. Les élus réclament un contrôle plus strict des transporteurs, tandis que le gouvernement met en avant les kilomètres de routes réalisés et les chantiers en cours.
Le gouvernement tchadien est appelé à agir contre la surcharge des camions. Lors d’une séance de questions orales avec débat, les sénateurs Amné Aldjidey Moussa et Hassane Saline ont interpellé le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Routes, Amir Idriss Kourda, sur les conséquences de cette pratique pour le réseau routier.
Au cœur des préoccupations : des véhicules transportant des marchandises au-delà des limites autorisées, des routes qui se détériorent et des contrôles jugés insuffisants par les élus. Ces derniers demandent des sanctions financières, le déchargement des cargaisons excédentaires et la multiplication des opérations de contrôle.
Les conditions de stationnement des poids lourds ont également été évoquées. Entre le pont à double voie et Ngueli, à la sortie de N’Djamena, le stationnement anarchique des camions porte-conteneurs constitue un autre sujet de préoccupation. Les sénateurs plaident pour la création d’aires adaptées et la réhabilitation des voies urbaines.
Le sénateur Djibert Younous a, pour sa part, attiré l’attention sur la circulation de camions surchargés en provenance de Libye et du Niger, notamment à destination d’Amdjarass, de Ngouri, de Moussoro et de Mao.
Des chiffres avancés par le gouvernement
Face aux interpellations, Amir Idriss Kourda a défendu le bilan de son département. Il a annoncé l’achèvement de 2 066 kilomètres de routes, toutes catégories confondues, en moins de deux ans. Selon lui, 2 207 kilomètres de routes nationales bitumées sont également en cours de réalisation.
Sur la surcharge, le ministre a évoqué la responsabilité collective et les échanges engagés avec les syndicats de chauffeurs et de transporteurs.
Reste à savoir comment ces engagements seront traduits sur le terrain. Pour les sénateurs, l’enjeu ne se limite pas à construire de nouvelles routes : il s’agit aussi de préserver celles qui existent et de faire respecter la réglementation. Aucun vote de nouvelles mesures n’est établi dans le compte rendu disponible.
AMA Mahamat