
Le Président du Mouvement pour l’Unité et le Renouveau (MUR), Saleh Bourma Ali, a salué la grâce présidentielle récemment accordée à plusieurs opposants politiques, dont le président des Transformateurs, Dr Succès Masra, et les huits leaders de l’Ex Groupe de Concertation des Acteurs Politiques. Cette décision, selon lui, dépasse les simples considérations juridiques pour revêtir une dimension politique et morale essentielle pour la nation tchadienne.
Saleh Bourma Ali souligne que la grâce présidentielle incarne la capacité de l’État à allier autorité et pardon, justice et paix sociale. Il perçoit l’initiative du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno comme un geste fort, destiné à favoriser la réconciliation nationale et à renforcer la confiance entre les différents acteurs de la société tchadienne. Pour lui, un État solide ne se limite pas à l’application rigoureuse de la loi, mais sait également faire preuve de sagesse en ouvrant la voie au pardon.
Dans un contexte où les tensions politiques sont palpables, Saleh Bourma Ali estime que la grâce peut jouer un rôle crucial dans l’apaisement des relations sociales. Selon lui, elle doit être vue comme un instrument de cohésion, permettant la réintégration des bénéficiaires dans la vie nationale. En s’appuyant sur des valeurs religieuses et morales, notamment celles de l’Islam, il rappelle que le pardon est un pilier fondamental de la société.
Il met en avant que le véritable pardon doit mener à une réforme et à une reconstruction de la confiance, permettant ainsi de dépasser les rancœurs du passé. Saleh Bourma Ali appelle à un engagement collectif de l’État et de la société pour transformer cette grâce en une culture nationale de réconciliation.
Le Tchad, selon lui, doit s’orienter vers une conviction profonde : la nation appartient à tous ses enfants, et la compétition politique ne doit pas engendrer des hostilités durables. Il insiste sur le fait que la réconciliation nationale ne signifie pas l’oubli ni l’affaiblissement des institutions, mais plutôt une gestion sage des séquelles du passé.
Enfin, en remerciant le Président de la République pour cette initiative, Saleh Bourma Ali appelle les bénéficiaires de la grâce à prendre conscience de leur responsabilité dans ce processus de réconciliation. Il conclut en affirmant que cette démarche, si elle est accompagnée d’un dialogue constructif et d’une volonté de paix, peut constituer un tournant décisif pour l’avenir du Tchad.
Adoum Noël